Premier jour

Premier jour
Une nouvelle vie, une nouvelle année, une nouvelle classe, un nouvel emploi du temps (en passant de plus en plus à chier), de nouveaux profs, bref, plein de nouvelles choses, vous l'aurez compris.

8h30 : Arrivée au Lycée. Je marchaisx lentement vers les listes de classes afin de repérer celle à laquelle j'allais être prisonnière pendant toute une longue (putain d') année. Un coup d'oeil bref et rapide sur cette fameuse liste des élèves : aucun nom accrocheur, je passe. Aucune personne ne me connaissais, et la réciproque était vérifiée. Que du nouveau en fait, comme chaque année...

8h47 : Installation dans la salle 555 (bâtiment 5, étage 5, salle 5 > le souffle épuisée, le coeur excité). Aucune tête joviale, la tête habituelle des rentrées. Un (putain**) de prof principal intitulé 'pp'. Oh Fuck it, serieux rien de mieux a voir...
Papiers distribués, paroles jettées vainement, rien ne retenait mon attention jusqu'a ce que, soudainement, un bruit se fit entendre. Montre à la main, il était 8h55. Ce 'pp' ouvre la porte naivement et avec une voie fébrile sort un "vous êtes en retard jeune homme ! Votre nom ?" Et d'un ton ténébreux, il répondit : Eric.

Quattres lettres, deux voyelles, deux consomnes, Eric. Putain, Eric quoi ! Environ un mètre quatre vingts de beauté sur pattes, des yeux turquoises à se laisser tomber et cet air de bad boys, la clop à la main dès la sortie du bahut. Le redire encore et encore : Eric, Eric, Eric...

La rentrée s'annoncait d'un coup d'un seul, mille fois plus interessante...
Pendant deux longues heures, mon regard ne cessait de vouloir s'abattre sur lui, comme il aurait put s'abattre sur une rail de blanche (connue sous le nom de coke pour les intimes). Mais ce con s'était placé au fond, histoire d'être tranquil, d'être emmerder par personne. Ce fut le cas, Il avait réussi son coup.

10h30 : C'était enfin fini. Je crevais de faim, mais comme chaque matin je n'avalais rien. Rendez vous Chez Jules, le café branché de paris où les expressos bien fouettés réveillent les âmes endormies.
Courage Saskia, ce n'est que le début !


# Posté le jeudi 24 septembre 2009 12:41

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 15:35

Samedi 26 Septembre :

 Samedi 26 Septembre :
11h51 : Réveillée de force par un moteur de bagnole. Vérification : un message et deux appels manqués. Inconnu. "Ma belle, tu étais défoncée cette nuit. Nous avons passé une bonne soirée. Je t'ai ramené, tu etais blanche comme un cadavre. Appel moi."
A vrai dire, je me foutais de ce malheureux message. A chaque nouvelle soirée, un nouveau prétendant. Alors, merde, je réponds plus à force...

12h03 : Putain, qu'est ce qu'il me veut...

"- Quoi ?
- Tu m'as pas rappelé ?!
- ...
- ...
Tu te souviens de rien ?
- Comme à chaque soirée...
- Ok."

Serieux, voilà douze minutes que je suis sortie de mon lit bien chaud, et j'avais récolté ce fameux mec, qui me collait à la peau, accompagné de tout le mystere du monde.

14h27 : Ca sonne à la porte. Le temps que je descende ce bourrin avait eu le temps de faire fonctionner le 'ding-dong' une bonne douzaine de fois. A UTILISER AVEC MODERATION !! J'ouvre alors cette porte, et j'appercois, positionné sur mon paillasson, un facteur.

"- Melle P***** ?
- Ouais ? (ma tête dans le cul devait le faire un peu flipper. Mais j'adorais cette idée qu'un facteur banal puisse avoir peur de ses 'clients'. L'image du chien féroce qui courrait après le facteur me fesait rire. Il ne devait rien comprendre : le pauvre !)
- Une signature, ici, s'il vous plaît."

Il m'aurait fait signer une inscription pour entrer dans un club de gros geeks dégénérés, j'aurai accepté. Ce n'était pas le cas. Il me tendait, avec cet air "dépêche-toi-de-la-prendre-que-je-me-casse-de-ce-merdier", une belle enveloppe blanche soigneusement présentée...
Je la pris, lui claqua cette porte renforcée au nez, et réduit à néant l'emballage blanc qu'on venait de m'apporter. D'un noir bien profond était écrit : " Rendez - vous 17h00 devant l'opéra Garnier."

17h00 : rendez vous à l'opéra. : cela pouvait être n'importe qui. Bien évidemment c'était l'inconnu de cette nuit. Mais quel était le garçon qui se cachait derrière ce numero et cet écrit ?

En attendant 17h00 : un coup sur twitter (Lily s'est tappé deux mecs hier soir et Amy, une cuite), un coup sur Facebook (une demande d'ajout d'ami). Grignottage (oréos, pringles...). Un coup de téléphone de Victoria (meuf t'es ou ? chez moi ! Viens ! La flemme...") Une douche.
16h16 : Choix des vêtements (en parlant de ca, j'ai rejoins le groupe " si toi aussi, le matin, tu restes trois plombes devant ton dressing...") ; Veste Circus & Co, Short H&M, Top American Vintage, Boyfriend's Boots Maison Martin Margiela. Hop, direction le metro Opéra.

17h00 : J'arrive devant ce fameux opéra, iphone en main. Toujours pas de nouvelle du mec. Je passe vite fait chez Starbucks, histoire de commander, comme à mon habitude, un frappucino vanille supplément caramel (on ne le néglige surtout pas) avec comme touche finale, quelques grains de cannelle. Après tout ce remut-ménage dans l'café, je sors puis pose mes fesses squelettiques sur les marches impersonnelles et gelées de l'opera G. J'attends. Mon iphone choisi de me mettre "Meat Loaf - Paradise by the dashboard light", chanson aléatoirement bien trouvée. Merci phiphi ( > nom de mon iphone : ne pas me juger, ce jour là je m'emmerder et le seul truc qui m'est venu à l'esprit c'est d'appeler ce "portable-nouvelle-génération" par un nom.) J'ai le temps d'enfiler mon frapuccino en deux temps trois mouvements (je ne résite pas à ce genre de gourmandises).
Une femme m'interpelle alors :
"- Mademoiselle ?
- ...
- un homme m'a demandé de vous donner cela."

C'était encore une enveloppe blanche, présentée de la même maniere. Je l'ouvris sur le champs, sentant ma curiosité montée à mesure que le temps passé. Etait écrit : " J-18. "
Qui est ce farceur qui s'amuse ?

2h28 (du mat') : Bonne nuit à tous et à toutes.

Un aperçu

# Posté le samedi 26 septembre 2009 05:32

Modifié le lundi 12 octobre 2009 18:44

14h18 : Je voulais écrire quelques choses à 14h14, mais je l'ai loupé. Bref, histoire de vous raconter ma vie, je mange au "dernier métro" (station de métro : birakeim). Je n'ai toujours pas résolu l'histoire de l'enveloppe blanche et je ne cesse de penser à Eric. Courage Saskia, plus qu'une après midi et une nuit !

16h02 : Enfin de retour chez moi. Je me mettais à penser a l'inconnu. Que s'est il passé avec lui pour qu'il insiste à ce point ? Comment a - t - il eu mon numero de portable ? Et mon adresse pour me ramener ?
Bref, j'arrête d'y penser, j'ai l'impression d'être poursuivie par un fou allié qui s'amuse avec mon agréable personne. J'ai un peu peur il faut dire. C'est la première fois que cela m'arrive parmis les "nouveaux prétendants". Généralement, ils lâchent l'affaire, mais là, le petit persiste ! Cependant, il faut noter que je n'ai eu aucuns signes depuis l'histoire de l'opéra. M'aurait il laissé là en plan pour éveiller ma curiosité ? (il connaissait surêment la curiosité dont je fais preuve à chaque instant...) Vous savez quoi, je change de sujet. Eric. Vendredi. En cours de maths, il était assis sur une de ces chaises, l'air ailleur, le stylo dans la main prêt à noter la moindre reflexion du prof. Le soleil reflechissait sur son visage, grâce aux vitres, un teint divin, une allure magnifique.
Posée sur mon lit en ce moment même, je l'imagine à côté de moi, m'enlacant, m'embrassant ... OH SASKIA REVEILLE TOI BORDEL !!

18h06 : Mon portable s'était mis à vibrer pour m'annoncer qu'un gentil petit joli sms venait d'être réceptionner. Oh... l'inconnu.
" Demain, 8h30, tu appercevras l'ombre de ce que j'étais..."
Bien joué ! Maintenant, je me demandais ce qu'était une ombre. AIDEZ MOI ! A 8h30, une ombre apparaitra devant moi...

Bref, Eric me revenait tout le temps à l'esprit. J'avais constament besoin de penser à lui dès à present. Je decidais donc de lui demander d'être mon ami sur facebook. Il accepta. Mais aucune réaction. Il m'accepta point barre.
Quoi qu'il en soit, il faut que je finisse Kant, alors je vous laisse car ma table de nuit m'attend avec ce chez d'oeuvre de la philosophie ! (Bon courage Saskia...vtf)

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 08:19

Modifié le samedi 21 novembre 2009 06:26

Decouverte

Decouverte
Une longue abscence m'a permis de bien me reposer apres ce week end un peu mouvementé. Les beaux yeux d'Eric sont toujours en place depuis la derniere fois. J'ai reussi à echanger quelques mots avec lui. On s'est d'ailleurs bien rapproché je trouve. Sociable le petit, il me cachait bien son jeu ! Nous sommes allés chez jules aujourd'hui et nous avons ensemble, dégusté un bon "hamburger". J'étais assez genée de m'étaler comme un squelette en train de bouffer ce fameux "hamburger" comme une obèse. Nous sommes devenus amis, sur facebook comme dans la vraie vie. Et là, des réactions, des regards, des mots. Il ne se doutait pas de mes sentiments, mais j'aimais cette situation un peu ambiguë !

19h16 : "Saskia, demain soir, 14 avenue Foch. Vient seule ! Pour ce qui est de l'heure tu recevras un sms. Tiens toi prette pour 19h30"
Une invitation de plus ou de moins, de toute manière que cela pouvait il me faire ? Vous allez me dire que la derniere soirée à créer un jeu pour le moin mysterieux entre un inconnue et moi, par conséquent : NON SIASLA, NE VA PAS A CETTE SOIREE !
Mais j'avais en moi cette envie de jeter un petit coup d'oeil par ci par là : oui, je suis victime du foudroyant défault de la curiosité (merci maman ...) Je décidais donc de reserver ma soirée du vendredi 02 octobre pour ce fair-part pour le moin intriguant !
Yes, week end assuré ... (ou pas.)


# Posté le jeudi 01 octobre 2009 16:24

Modifié le lundi 12 octobre 2009 18:43

Soirée en s'cret

Soirée en s'cret
19h18 : Je reflechis a ma tenue. La seule indication que j'avais : vient seule au 14 avenue Foch. Genial. Est ce que c'était une soirée décontractée, class, ... ? Merci l'inconnue BIS ! A supposer que ce ne soit pas le même.
Voila, à vous décrire la vision de la chose, je suis comme une grosse "débile" à rester planter là, devant mon dressing. Un grand choix se pose a moi : Comment je m'habille pour ce soir ? Il fallait que je reflechisse !
C'est alors que je repenssais à cette enveloppe blanche (direction opéra). J-18. Je n'avais toujours pas élucider ce MYSTERE (mot courant). Cela faisait déjà 6 jours que je l'avais recu, il ne m'en restait plus que 12 pour savoir ce qui se passerait. Je decidais donc d'attendre les 12 jours patiemment...
Habit, habit, habit. Viens à moi !
Je n'avais pas d'inspirations. Je pris donc en vitesse un legging lamé American Apparel que j'ai briefemment assorti avec un tee-shirt New Look. En guise de chaussures, des boots André et en gilet, un Sequins Mango. Une petite barrete noeudée dans les cheveux histoire de faire genre " j'ai-pris-du-temps-pour-m'habiller ".
Il fallait maintenant que j'attende un sms à n'importe quel moment.
Voila, ce malin me met dans l'attente. Conséquences : je grignotte. On m'appel sur phiphi :

" - Tommy ?
- Ta mère sur ma queue et ...
- ton père sur mon cul. Oui tommy on la connait...
- (--') Bon chérie, tu vas bien ?
- Oui, j'attends bêtement.
- Que ton prince charmant se ramène ?
- Euh, longue histoire. Mais si un jour j'ai l'occas' de voir ta tronche de con, alors je te racconterais.
- Ok, darling. Bref, tu fous quoi ce soir ? je suis en rade de plan.... Besoin de... "
BIPBIPBIPBIP...
"- Tommy, euh, il faut que je te laisse, je viens de recevoir un sms c'est important"

Je raccrochai et m'empressai sur le champ d'ouvrir le sms. Cet histoire commencait réellement à me tenir a coeur. Je jouais avec ce "lostmen" comme on joue à cache cache en maternelle. J'aimais ca.

" Il est temps que tu viennes. Fait juste un detour chez Ladurée, dit ton nom, et vient sans plus tarder "

00h35 ( de retour à la maison ) : Laisser moi rever encore... l'illusion que je viens de vivre était parfaite ! J'etais partie executer les ordres de l'inconnu au doigt et à l'oeil. Je vais chez Ladurée, et dit mon nom : Saskia P*****. La jeune femme parti sans l'ombre d'un mot, et revint avec un léger sourire, mini boite à la main. Une jolie boite rose, ornée de gravures argentés. Une boîte Ladurée quoi. Premier et dernier mot de l'employée : " Le jeune homme m'a dit de vous transmettre ceci : tu ne dois pas l'ouvrir avant d'être arrivée, suis les instructions. "
Essayer d'imaginer, c'est horrible ! Vous avez cette minuscule boite entre les mains. Vous devez faire 20 minutes de metro, et vous voulez l'ouvrir. Mais vous ne pouvez pas. Tant pis, en plus d'être curieuse, j'aime braver les interdits. Je l'ouvris....
Un macaron couleur rose. Un seul.
Mais ?! ... un macaron ?!
Voila, les questions affluaient par dizaines : pourquoi un macaron ? a quoi va t il servir ? pourquoi seulement un ? pourquoi dois je attendre d'arriver a Foch pour que " l'action" commence ?

20 minutes de métro passèrent. J'eu le temps d'écouter 6 chansons et les portes s'ouvrirent. L'odeur de l'air pur envahit les bouches du métro. Je respirais, mon coeur danser la salsa, et j'avais les nerfs. Je marchais pendant 10 bonnes minutes. Le temps de sortir du métro "rond point champs élysée - clémencau " ; d'aller jusqu'à l'arc de triomphe ; de faire le tour de celui ci ; et d'arriver à l'endroit prévu.
14 avenue Foch, j'y étais. J'allais découvrir le farceur qui depuis le 26 septembre s'amuser de ma personne.
Enfin.
Je suis entrée sur la pointe des pieds, essayant à tout moment de me proteger d'un eventuel sursaut intempestif. Il fallait expliquer la chose. Vous connaissez tous le système des soirées Black out ? Je l'ai vecu ce soir ! Je suis arrivée dans le noir complet. J'avancais à taton, doucement quand soudain par derrière, une main se placa sur mon ventre. Puis une deuxieme. Je ne pus m'empêcher de crier un instant : réactivité oblige. C'était lui. Son nez se posa dans mon cou, en humant mon parfum délicieusement choisi. Il profita longuement de ce passage, et me pris la main. Il me mena à la baguette dans une pièce ou l'air ambiant était douillé. Il n'y avait aucun bruit, mis à part les notres. J'en conclut donc qu'il n'y avait personne mis a part nous. Je fus donc flattée de reconnaitre que cet inconnu avait mis en place ce qu'on appelle : " un rendez vous galant "

Ma première question fut : " pourquoi un macaron ? "
Ma deuxième : " Qui es tu ? "
Ma troisième : " Pourquoi sommes nous tout seul ? " (ah qu'elle est naïve cette saskia ! )

Il dit rapidement :
"- il fera bonne usage quand le noir prendra place
- Le noir ? Nous y sommes déjà alors...
- ...
- Mais qui es tu ?
- je suis l'inconnu, comme tu le dis
- ... "

Un grand silence se fit entendre. Je le sentais pres de moi à ne rien faire. Il sentait surement l'odeur impalpable que je dégageais. Surement...
Je commencais à avoir fin, mon ventre tabassait le silence dans lequel nous étions posés, en gueulant des 'tralala-donne-moi-à-bouffer-j'ai-faim-putain". Je pris donc le macaron, seule chose que j'avais sous la main, et le mangeai. Quelques minutes passèrent. D'un seul coup, dieu devait lui avoir donner un coup sur la tête, mais il se leva. Il s'approcha et fit courir son souffle chaud sur ma peau refroidi. J'en oubliai sur le champs Eric... Il en profita pour laisser s'échapper discretement deux ou trois baisers. Le sentiment d'extase montait au fur et à mesure que ses mains dérapaient. Il décida enfin d'agir plus concretement ! Doucement, les gestes devinrent plus intenses, plus jouissifs. J'étais avec le garçon qui jouait de moi, c'était bon. Ma peau tient encore en otage les doux frissons de cet instants...
00h00 : Les contes de fées restent des contes de fées ! Minuit moins dix, il me murmura " Ma belle, tu ne peux plus rester ici " Puis il soupira. Non, il fallait que je parte ! Que je reprenne ce monde réel. Que je me tappe ces putains de transports en commun avec tous ses déchets parisiens qui assoient leur gros culs sur les sièges moisis du métro. Le monde est cruel. Cruel, oui ! Et j'apaise mes mots ! Je devais quitter l'exitation d'être avec un inconnu, et le plaisir que cela provoqué !

00h35 : retour à la maison. Repense à tous les évènements qui ce sont produits.
L'inconnu...a quand son retour ?

02h57 : Je n'arrivais pas à dormir. Bientôt les trois heures du mat' approchaient et je repensais a ce mysterieux garcon. Pourquoi ne voulait - il pas se montrer ? Et pouquoi donc m'a t il fait partir a minuit ? Putain, il se croyait dans Cendrillon ? Couvre-feu : 00h00 ?
Je cherchais sans raison à comprendre cette histoire, qui dès à present me collait à la peau...


# Posté le vendredi 02 octobre 2009 13:19

Modifié le lundi 12 octobre 2009 18:43