8h30 : Arrivée au Lycée. Je marchaisx lentement vers les listes de classes afin de repérer celle à laquelle j'allais être prisonnière pendant toute une longue (putain d') année. Un coup d'oeil bref et rapide sur cette fameuse liste des élèves : aucun nom accrocheur, je passe. Aucune personne ne me connaissais, et la réciproque était vérifiée. Que du nouveau en fait, comme chaque année...
8h47 : Installation dans la salle 555 (bâtiment 5, étage 5, salle 5 > le souffle épuisée, le coeur excité). Aucune tête joviale, la tête habituelle des rentrées. Un (putain**) de prof principal intitulé 'pp'. Oh Fuck it, serieux rien de mieux a voir...
Papiers distribués, paroles jettées vainement, rien ne retenait mon attention jusqu'a ce que, soudainement, un bruit se fit entendre. Montre à la main, il était 8h55. Ce 'pp' ouvre la porte naivement et avec une voie fébrile sort un "vous êtes en retard jeune homme ! Votre nom ?" Et d'un ton ténébreux, il répondit : Eric.
Quattres lettres, deux voyelles, deux consomnes, Eric. Putain, Eric quoi ! Environ un mètre quatre vingts de beauté sur pattes, des yeux turquoises à se laisser tomber et cet air de bad boys, la clop à la main dès la sortie du bahut. Le redire encore et encore : Eric, Eric, Eric...
La rentrée s'annoncait d'un coup d'un seul, mille fois plus interessante...
Pendant deux longues heures, mon regard ne cessait de vouloir s'abattre sur lui, comme il aurait put s'abattre sur une rail de blanche (connue sous le nom de coke pour les intimes). Mais ce con s'était placé au fond, histoire d'être tranquil, d'être emmerder par personne. Ce fut le cas, Il avait réussi son coup.
10h30 : C'était enfin fini. Je crevais de faim, mais comme chaque matin je n'avalais rien. Rendez vous Chez Jules, le café branché de paris où les expressos bien fouettés réveillent les âmes endormies.
Courage Saskia, ce n'est que le début !


